- 30 novembre 2021 -


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Tente et cape de pluie légères

La tente

Les kilos m’insupportant de plus en plus mais la rando en bivouac m’intéressant toujours, je me tourne vers la fabrication de matériel léger.

Mon but était de fabriquer une tente pour deux personnes dont le poids serait inférieur à 800 g. Dans ces conditions, je ne pouvais pas avoir d’arceaux qui me pénalisaient d’entrée de jeu de l’ordre de 400 g. J’ai donc opté pour une tente canadienne. Les deux piquets sont en faits deux bâtons de marche que je me permets de ne pas inclure dans le poids de la tente. La hauteur et la largeur sont réduites du côté où sont les jambes afin de gagner de la surface de tissu. Le plan est le suivant :



En furetant sur le net, j’ai trouvé ce merveilleux site : Randonner-léger où j’ai vu un article de David Labadie qui m’a renseigné sur les fournisseurs de tissus légers. C’est ainsi que pour le double-toit et le tapis de sol j’ai choisi du nylon RipStop avec enduction polyuréthane sur les deux faces. Cela s’appelle du Chikara, ça pèse 43 g/m² et on peut se le procurer chez Boomborée. C’est un tissu normalement fait pour la réalisation de cerf-volant (kite) ; il est un peu bruyant mais franchement rien d’affolant.

Pour ce qui est de la moustiquaire, j’ai choisi du voilage de rideau appelé "Organza" que j’ai trouvé chez Mondial Tissus. C’est une maille plus fine que les moustiquaires classiques et ça pèse 19 g/m². On ne peut plus léger, par contre, c’est très difficile à coudre : ça ne tient pas en place. J’ai été obligé de préparer mes coutures avec du scotch tous les 5 cm.

Pour étancher les coutures, je les ai enduites en face interne de la tente de "SeamGrip" que l’on trouve Au Vieux Campeur.

Pour la maintenir, j’utilise huit sardines en aluminium. Sardines comprises, la tente pèse 720 g.

Et voici la réalisation :





Le haut des bâtons est enfermé dans un petit gousset en toile solide de la taille de la tête des bâtons et cousus dans le double toit. Un élastique et un bloque cordon permet d’enfermer la tête du bâton.



Les essais

Je suis allé faire le chemin de Stevenson à mi-septembre 2007 ( du Puy en Velay à Alès ; 250 km en 9 jours) et j’ai bivouaqué toutes les nuits. Le montage et le démontage sont rapides bien qu’au montage, je dois reprendre un peu la position des sardines pour un bon équilibrage de la toile.

J’ai toujours placé ma tente sur de l’herbe (même très rase), le tissu du tapis de sol n’a pas souffert.

J’ai eu une nuit d’orage avec une pluie violente : l’étanchéité de la toile et des coutures est bonne. Les rafales de vent étaient très fortes (un arbre à été déraciné juste à côté de ma tente), j’ai soutenu la porte de ma tente à deux mains pour soulager les attaches sur les sardines ...

Le matin, la condensation de la rosée et de ma respiration de la nuit font que l’intérieur du double toit est bien humide (comme toutes les tentes !). Par ailleurs, du fait de la forme canadienne (bords peu hauts et inclinés), si on est deux, la probabilité de toucher les bords en bougeant est très élevée et donc on va se retrouver avec des duvets mouillés sur les côtés. En conclusion, elle est très bien, légère et spacieuse pour une personne.

D’autres essais ...

J’ai utilisé cette tente :

Pour moi, je trouve que le tissu a peu souffert, notamment pour la partie reposant sur le sol. A part quelques traces de salissure, elle ne présente pas de marques d’usure.

Fin février 2009, on m’a demandé ce que je pensais de la tenue mécanique et de l’imperméabilité dans le temps du tissu Chikara. N’ayant pas utilisé ma tente depuis quelques mois, je l’ai montée dans mon jardin et je l’ai copieusement arrosée au jet pendant environ 10 minutes.

Sous le jet d'eau Intérieur extérieur
La tente sous le jet d’eau pendant 10 minutes. Parfois le jet était même beaucoup plus concentré. L’intérieur de la porte retourné sur l’extérieur de la tente : tout sec sur tout trempé !


Il n’y a pas eu la moindre trace d’humidité ou de gouttes d’eau à l’intérieur de la tente. La face interne du tissu était totalement sèche. Je pense que le Chikara est un bon tissu . A suivre ...

La cape de pluie

J’avais une cape qui pesait plus de 400g. J’en ai réalisée une avec le Chikara ... elle pèse 160g. C’est un simple rectangle de 2,4 m x 1,4 m avec un trou au milieu pour y coudre la capuche et une fente devant pour la fermeture éclair. Cette forme permet d’avoir quelque chose de respirant malgré l’imperméabilité du tissu. La voilà :

La capuche La cape portée


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